
Maintien de l'ordre : face aux émeutiers, la République doit tenir
Ce samedi 31 octobre, la France a connu sa troisième journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Alors que les cortèges déclarés ont, dans l'ensemble, défilé sans incident, la fin de journée a une nouvelle fois basculé vers la violence. À Paris, dans l'est de la capitale, un engin incendiaire a été lancé contre les forces de l'ordre et des pavés ont été descellés à coups de marteaux pour être projetés sur les policiers. La préfecture de police a décrit un groupe de 200 à 300 émeutiers commettant des violences délibérées contre policiers et gendarmes, déployés pour protéger les personnes et les biens.
Face à cette épreuve, l'État a tenu parole. Quelque 70.000 policiers et gendarmes, mobilisés dans un dispositif qualifié d'exceptionnel par le ministre de l'Intérieur, ont contenu les groupes hostiles à Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille, Nantes, Marseille et Lyon, où des éléments radicaux ont tenté de pénétrer les centre-villes aux fins de dégradations et de pillages. Le bilan est sans ambiguïté : 296 interpellations ont été opérées, dont 61 à Paris, tandis que plus de 5.100 contrôles étaient réalisés dans la capitale. Des individus porteurs d'armes par destination ont été détectés lors du dispositif de contrôle des gares et des axes routiers.
L'association Ordre et Justice salue le professionnalisme et l'abnégation des forces de l'ordre, qui une fois encore ont absorbé les chocs pour que la France puisse continuer à vivre et à travailler. La consigne de fermeté adressée par le garde des Sceaux aux procureurs, exigeant une réponse pénale ferme et rapide ainsi que des peines complémentaires à l'égard des auteurs de violences, doit être tenue dans les faits, et pas seulement dans les dépêches.
Le piège serait de réduire ces émeutes à un avatar sociétal de la contestation sociale. Ceux qui lancent des pavés sur des fonctionnaires ne manifestent pas : ils agressent. Ceux qui pillent des commerces ne revendiquent pas : ils spolient. La distinction doit être faite sans faiblesse dans les tribunaux comme dans le débat public. Chaque hésitation de la justice est une prime offerte à la violence ; chaque condamnation ferme est un rempart dressé pour la paix civile. Les Français attendent de l'État qu'il protège ceux qui le servent, avec la même énergie qu'il déploie pour protéger ceux qui le contestent.



