
Strasbourg : un mannequin de CRS brûlé en pleine rue, le préfet saisit la justice
La scène s'est déroulée à Strasbourg, en marge de la manifestation sociale qui a rassemblé entre 10.000 et 26.000 personnes dans les rues de la ville. Un mannequin géant en carton, à l'effigie d'un CRS et portant une inscription infamante sur la poitrine, a été brûlé en public sous les acclamations d'une partie de la foule, comme le montrent des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a condamné avec la plus grande fermeté cet acte commis à l'encontre des hommes et des femmes qui s'engagent pour la sécurité de nos concitoyens. Sur demande du ministre de l'Intérieur, il saisira la justice par un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale.
Le syndicat Alliance Police nationale a dénoncé une mise en scène de la haine et de la violence contre ceux qui portent l'uniforme. Un responsable local du parti Les Républicains a lui aussi estimé qu'une ligne rouge avait été franchie, jugeant illégitime cet autodafé même si la critique du maintien de l'ordre demeure un droit en démocratie.
L'association Ordre et Justice rappelle que ceux qui consument en effigie les gardiens de l'ordre républicain attaquent l'institution même qui protège la population. Brûler le symbole d'une police, c'est appeler de ses vœux l'effacement de la police elle-même.
Trop souvent, les débordements violents offrent aux manifestants pacifiques un spectacle de haine qui disqualifie leur cause. La fermeté de la réponse judiciaire, attendue et nécessaire, dira si la République entend toujours protéger ceux qui la protègent.



