Strasbourg : un mannequin de CRS brûlé en pleine rue, le préfet saisit la justice
Jeudi 5 novembre, à Strasbourg, une manifestation réunissant entre 10 000 et 26 000 personnes selon les estimations a été marquée par un acte d'une gravité singulière. Un mannequin géant en carton, à l'effigie d'un CRS, a été brûlé en plein public, sous les acclamations d'une partie du cortège.
La vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre l'effigie ornée de la mention infamante « CRS SS » s'effondrer dans les flammes, tandis que certains participants reprennent des slogans de haine envers les policiers.
Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a condamné avec la plus grande fermeté cet acte. Il saisira la justice par un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, comme demandé par le ministre de l'Intérieur. Le représentant de l'État a rappelé que cet acte visait les hommes et les femmes qui s'engagent pour la sécurité de nos concitoyens.
Le syndicat Alliance Police nationale a dénoncé une mise en scène de la haine et de la violence contre ceux qui portent l'uniforme. Un responsable local du parti LR a quant à lui estimé qu'une ligne rouge avait été franchie.
L'association Ordre et Justice salue la réaction immédiate du préfet et de l'État. Brûler l'effigie d'un policier devant une foule, c'est appeler symboliquement à la violence contre ceux qui protègent la République. Le procéduralisme ne suffit plus : cette provocation doit être suivie de sanctions pénales claires et rapides, afin que l'impunité ne banalise pas la haine de celles et ceux qui portent l'uniforme.



