Les "jeunes gardiens de la révolution" !
- 23 févr.
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Nietzsche disait « Choisis bien ton ennemi, tu finiras bien par lui ressembler !» L’actualité nous montre aujourd’hui le bien-fondé de cette phrase. Les soi-disant « antifa » qui se prétendent anti fascistes se comportent comme leur sinistres modèles, les SA de l’Allemagne de 1933. Même violence, même haine, même intolérance, même envie de détruire et de tuer. Les faits sont les faits, hélas pour eux et leurs inspirateurs.
Puisqu’ils parlent de fascisme rappelons quelques faits historiques qui pourrait bien éclairer leur ignorance crasse : Le Fascisme, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été créé par un tribun socialiste, véritable phare de la gauche italienne du début du XXème siècle et qui dans les années vingt a scissionné, emportant avec lui une part importante de la gauche qu’il a radicalisée puis organisée en « faisceaux » - d’où le terme de fascisme, de façon à pouvoir prendre le pouvoir par la violence. Un tribun, socialiste, scissionniste, radical, glorifiant la violence révolutionnaire, ça ne vous interpelle pas ?
Le fascisme n’existe plus en tant qu’idéologie depuis 1945 mais se définit plutôt comme un fonctionnement politique, à savoir, l’intolérance aux idées des autres, la haine des autres, l’impossibilité de leur laisser la liberté de réunion et d’expression, le harcèlement et la volonté de les détruire y compris physiquement. Tout cela au nom d’une raison toujours justifiée moralement. On ne définit plus le fascisme par des idées mais par ses actes, point barre !
Pasolini, lui-même ayant appartenu au Parti Communiste Italien et donc insoupçonnable de sympathie idéologique avec le fascisme disait : « Une bonne partie de l'antifascisme d'aujourd'hui, ou du moins ce qu'on appelle antifascisme, est soit naïf et stupide soit prétextuel et de mauvaise foi. En effet elle combat, ou fait semblant de combattre, un phénomène mort et enterré, archéologique qui ne peut plus faire peur à personne. C'est en quelque sorte un antifascisme de tout confort et de tout repos.» ! Il ajoutait « Le fascisme peut revenir sur scène à condition qu’il s’appelle l’anti fascisme »… nous y sommes donc et tous ceux qui, au nom d’une morale qui les arrange et leur permet de conserver leurs sièges avec indemnités généreuses sont donc des complices à ce titre ne devraient-ils pas avoir la décence d’au moins garder le silence devant ce drame atroce ?
Ces jeunes « gardiens de la révolution » sont à l’image des tristes tueurs de masse que sont les sinistres bourreaux du peuple iranien car n’en doutons pas, si le ou les partis dont ils sont les protégés plutôt que les protecteurs arrivaient au pouvoir, soit pas la voie électorale soit à la suite de troubles dont ils ont le secret, ils se révèleront aussi zélés et tout aussi efficaces n’en doutons pas.
Carl Gustav Jung nous éclaire sur ces gens-là, « « Pour connaître quelqu’un, écoute ce qu’il reproche aux autres, il parle souvent de lui-même ». C’est pourquoi lorsque nous les entendons, eux, mais aussi leurs mentors, reprocher aux autres la haine, la discrimination, l’intolérance, la violence, bref, les caractéristiques du fascisme, alors nous savons qui sont les véritables fascistes qui se drapent dans les velours de la bien pensance, de la tolérance, du bien alors qu’ils ne sont que des sépulcres blanchis, propres à l’extérieur, pourris à l’intérieur et les récentes affaires Epstein et de son grand ami français aux époustouflants émoluments nous le démontrent.
Le discours est toujours le même, la morale s’y adapte et le meurtre de Quentin n’est qu’un épiphénomène pour eux car ils sont assurés du soutien et de la lâcheté de certains médias, terrorisés par la puissance du lobbysme du « camp du bien ». Ces producteurs milliardaires qui vendent leur soupe aux services dit publics et s’enrichissent aux frais du contribuable ou ces égéries vieillissante des médias des mêmes services et de la politique théâtre qui savent se taire quand les crimes pédophiles sur leurs propres enfants risqueraient d’atteindre une « grande conscience » de la gauche. On peut légitimement craindre que la crise finisse par passer et termine aux oubliettes de l’Histoire plus rapidement qu’un ancien ministre absorbe l’argent public.
Mais, au risque de choquer le lecteur, dans cette triste affaire, les auteurs des faits sont aussi des victimes. Effectivement, on peut se demander comment des jeunes de vingt ans, à peine sortis de l’adolescence peuvent receler autant de haine et de violence en eux. Quels ont été les messages des parents ? Qui sont ces parents qui souvent, dès l’enfance, les ont politisés ? Eux-mêmes des déçus de l’effondrement de l’utopie criminelle qu’ils ont cru soutenir par un romantisme de pacotille. Ils se sont retrouvés orphelins de leur immaturité et ont mis en leur progéniture les espoir de voir enfin venir « le grand soir » qui viendrait cautionner ces rêves d’enfant gâtés. Ces jeunes sont quelque part détruits car dès vingt ans, ils auront, même s’ils s’en sortent juridiquement – et nous pouvons compter sur les avocats « droit-de-l’hommistes » pour ce faire, auront cette tache collée à la peau pour le reste de leur vie. Au début, ils seront soutenus dans leur crime par leurs instigateurs et la mouvance mais, au fils des années, ce cercle s’éloignera d’eux comme se sont éloignés les instigateurs d’Action Directe - qui fut le prolétariat du gauchisme bourgeois quand la poudre a parlé. Les inspirateurs sont rentrés dans le rang, prenant des places de haut niveau dans l’industrie, la finance, le journalisme, les médias ou la politique mais les prolos du gauchisme qui eux, ont fait le sale boulot et sont allés mourir en prison…
Quand ces pauvres exécutants des basses œuvres seront pères d’un garçon de l’âge de Quentin, leur mémoire de meurtrier viendra se rappeler à eux et ne me dites pas qu’ils s’en moqueront ! J’ai appris en lisant « la mort est mon métier » de Robert Merle que chez les gardiens d’Auschwitz, l’alcool et le suicide faisaient partie intégrante du quotidien. Ces jeunes n’auront pas d’avenir ni en politique ni ailleurs et, jusque dans leur tombe l’œil de Caïn viendra les hanter tandis que leurs donneurs d’ordre, les Che Guevara de Carabas et les pasionaria de salon feront la parade révolutionnaire à la tribune de meetings ou sur les plateaux télé du service dit public et des médias aux ordres où ils ont leur rond de serviette avec notre argent.
Repose en paix Quentin, ce monde de haine n’était vraiment pas le tien.
Ph de la Reynie



